Atelier international à Marrakech sur la réhabilitation des quartiers anarchiques
2007-12-05Marrakech - Un atelier international sur les moyens de réhabilitation des quartiers anarchiques dans la région du Moyen orient et d'Afrique du Nord a été ouvert, lundi à Marrakech, avec la participation de responsables des conseils municipaux de villes arabes, d'experts internationaux et d'acteurs de la société civile.
Initié par l'Institut Arabe de Développement Urbain (IADU) en collaboration notamment avec la Banque Mondiale, cet atelier vise le renforcement des capacités des responsables des villes arabes en matière de réhabilitation des quartiers anarchiques, en les aidant à cerner les problématiques posées à ce niveau et à mettre en place les politiques appropriées.
Il a pour objet également l'esquisse d'une stratégie de développement de ces quartiers intégrant l'ensemble des acteurs concernés ainsi que les aspects économique, social et urbanistique, en harmonie avec l'initiative "villes sans taudis ni bidonvilles " des Nations Unies, énoncée dans la Déclaration du Millénaire.
Cet atelier de trois jours s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres programmées par l'IADU sur la thématique du "développement économique local", par le biais de l'augmentation des opportunités de travail et des revenus des habitants des quartiers anarchiques, l'amélioration de leur environnement socio-économique et le développement des infrastructures de base.
Intervenant à l'ouverture de cette rencontre, le président de l'IADU, M. Abdullah Al Ali Al Nuaim, a relevé que l'intérêt de telles rencontres réside dans le fait qu'elles constituent une plate-forme importante de débat et de réflexion au sujet des différents problèmes qui se posent au niveau des villes arabes, l'analyse de leurs causes et la recherche des solutions.
Le président du conseil communal de Marrakech, M. Omar El Jazouli a estimé que les villes arabes, à l'instar des autres villes de par le monde, connaissent, en raison de leur expansion, des problèmes relatifs, entre autres, au manque en infrastructures de bases et services publics, ainsi qu'à l'apparition de quartiers anarchiques.
Il a souligné que le Maroc accorde une grande priorité à cette question, par le biais d'un nombre d'instruments, dont le renforcement du cadre juridique, le programme "villes sans bidonvilles", la promotion de l'habitat social, la création de nouvelles villes et l'Initiative National pour le Développement Humain (INDH).
source: MAP